Ne pile pas ton mil avec
une banane mûre.
Proverbe africain
Les Opérations Extérieures
: Tchad
Les conflits du Tchad
Rappel historique
Le Tchad, pays aride de 1.284.000 kilomètres carrés, comptant un peu plus de 5 millions d’habitants (en 2004), enclavé au coeur du continent africain, a été durant des siècles, le champ clos d’un affrontement permanent entre les royaumes et sultanats qui le composaient.
Vers la fin du dix-neuvième siècle, ceux-ci furent eux-mêmes affrontés à une tentative d’hégémonie soudanaise, qui fut combattue victorieusement par les forces françaises, sur les rives du fleuve Chari, à Kousseri.
Devenu une colonie française en 1920, le Tchad fut, une vingtaine d’années plus tard, la base de départ de la Division Leclerc, et accéda à l’indépendance le 11 août 1960.
De vives tensions se créèrent alors entre les diverses composantes du pays : populations toubou et ouaddaï, musulmans du nord et chrétiens du sud, fonctionnaires du sud contre chefferies du nord.Ces tensions, qui commencèrent en 1967 et durèrent jusque vers la fin des années 1980, aboutirent à des insurrections et pour finir, à un coup d’état.
Incursions de l’armée libyenne
A plusieurs reprises, conformément aux accords de défense signés en 1960, la France fut appelée à intervenir militairement pour s’opposer aux incursions de l’armée libyenne et contribuer à restaurer l’intégrité du Tchad.
Le rôle de la France
Quelques dates :
Février 1968 : intervention de l’armée française au Tibesti, contre le Frolinat, qui est aidé par l’Algérie et la Libye : les troupes de marine et la Légion étrangère sont engagées.
1969-1970 : les groupes armés rebelles sont encadrés par des officiers d’Europe de l’est ; interventions de l’armée française dans le nord du pays.
Juin 1977 : aide logistique de la France à l’armée tchadienne, contre le Frolinat.
Avril 1978 : nouvelle intervention militaire française ; les chasseurs-bombardiers Jaguar et les hélicoptères Puma viennent en appui feu des troupes au sol.
Juin 1983 : aide logistique de la France à l’armée tchadienne, qui s’oppose à Goukouni Oueddeï, lequel, appuyé par les troupes libyennes, arrive en vue de N’Djamena.
Août 1983 : opération Manta : plus de 3.000 soldats français sont au Tchad, soutenus par des avions de combat.
Février 1986 : opération Epervier : la France met en place une force de dissuasion à N’Djamena et effectue un raid aérien contre Ouadi-Doum ; les forces tchadiennes emportent alors plusieurs victoires retentissantes contre les troupes libyennes qui occupent le nord, encadrées par des officiers d’Europe de l’est. Les forces libyennes sont repoussées.
Le dispositif Epervier restera en place au Tchad durant plus d’une décennie.
La France, ancienne puissance tutélaire, a parfaitement rempli ses engagements de 1960 et apporté une aide précieuse au Tchad, permettant à ce pays de recouvrer peu à peu une relative stabilité intérieure et de conserver son intégrité territoriale au niveau de la bande d’Aouzou, dont ont été chassées les forces étrangères qui l’occupaient.
En 2004, la France est toujours présente au Tchad avec les hélicoptères de l’ALAT, les avions de l’armée de l’air et des détachements de troupes du génie, chasseurs, cuirassiers et de l’infanterie.
Une sélection de quelques sites, textes ou photos...