Le terme « infanterie » vient de l’italien « infante » qui
signifie fantassin.
Depuis l’histoire antique, l’infanterie a constitué le
gros des armées, chargé de combattre à pied,
d’abord au moyen de glaives, de piques, d’arcs
et de flèches, puis d’arquebuses, de mousquets,
de grenades et de toutes les nouvelles armes que l’homme,
au cours des siècles, a inventé afin de mieux
faire passer son prochain de vie à trépas.
A l’époque napoléonienne puis au cours
du 19e siècle, l’infanterie a conservé sensiblement
le rôle qui était déjà le sien
depuis les légions romaines : être au cœur
de la bataille, enfoncer le dispositif de l’ennemi,
contenir les assauts de celui-ci.
Il est permis de dire que l’infanterie a été la
reine des batailles jusqu’à la première
guerre mondiale lors de laquelle, l’emploi à outrance
de l’artillerie et des mitrailleuses sur des régiments
de fantassins inconsidérément lancés à l’assaut
au coude à coude, a provoqué d’effroyables
hécatombes dans les rangs des malheureux devenus «de
la chair à canon».
Avec l’emploi des armes et des engins modernes, comme
les chars et les avions, puis les missiles, le rôle
des différentes composantes des armées a été bouleversé et
les moyens de l’infanterie ont considérablement évolué.
L’infanterie motorisée combat toujours à pied
mais est dotée de camions pour ses déplacements.
L’infanterie mécanisée a une action qui
s’apparente à celle des unités de l’arme
blindée-cavalerie ; elle est transportée au
moyen de véhicules blindés tout terrain, voire
de véhicules amphibies avec lesquels elle combat.
L’infanterie parachutiste et les commandos sont, pour
leur part, aéroportés, aérotransportés,
ou héliportés, puis combattent eux aussi, à pied.